Bilan et perspectives : une Caf en mouvement

L’année 2020 fut inédite, tant par son intensité envers les plus vulnérables, que par sa longévité. La Caf de l’Essonne a su démontrer son agilité, sa réactivité et ses capacités à accompagner les allocataires les plus fragiles comme les partenaires.

Guillaume Lacroix, directeur de la Caf de l’Essonne, dresse le bilan de l’année écoulée et dessine les grandes lignes de la Caf de demain.

Comment la Caf de l’Essonne a-t-elle géré cette crise sanitaire et sociale sans précédent ?

Guillaume Lacroix : « La Covid-19 nous a placés en première ligne, tout comme la Cpam, les services hospitaliers… Malgré des conditions extrêmement dégradées, nous sommes parvenus à déployer le télétravail dans des délais ultra-rapides (quelques jours) tout en maintenant nos missions.

Nous avons développé l’accueil sur rendez-vous par téléphone pour ne laisser personne sans réponse dans ces périodes si particulières. Ainsi, les allocataires n’avaient plus besoin de se déplacer.

Toutes nos missions essentielles ont été maintenues et aucune rupture dans les versements des droits n’est intervenue.

Je renouvelle à cette occasion mes remerciements les plus chaleureux à tous les agents de la Caf de l’Essonne qui ont témoigné de courage et d’un réel sens du service public ».

Quel a été le rôle de la Caf de l’Essonne en cette période ?

G. L. : « Nous avons assumé notre rôle premier, celui d’amortisseur social auquel est venu s’ajouter celui d’investisseur social, pour limiter les effets de la crise.

Lorsque je parle d’investissement, je pense à notre volonté de poursuivre le déploiement des Conventions territoriales globales (Ctg) malgré la situation, et en respectant les délais initiaux.

Je pense aussi à la promotion des téléprocédures et du numérique afin que les allocataires puissent continuer d’effectuer leurs démarches depuis le caf.fr

Notre rôle le plus connu reste celui d’amortisseur social. Nous avons ainsi été présents pour ceux qui avaient besoin de nous. Nous avons aussi su détecter, avec vous, les partenaires, les situations de fragilité avec des offres personnalisées aux familles ».

Comment se sont déroulées les relations avec les partenaires ?

G. L. : « Je les résumerai en deux mots : intenses et fructueuses malgré la situation. En effet, les relations fortes et qualitatives que nous entretenons avec les partenaires sur les territoires se sont avérées essentielles pour apporter des réponses rapides et personnalisées aux allocataires.

Je pense notamment aux nombreuses actions que nous avons menées, ensemble, comme, par exemple, les 800 « Paniers solidaires » offerts aux plus démunis, avec la Msa.

Le maintien des liens partenariaux pour garantir un service de qualité s’est particulièrement illustré sur deux champs :

  • Le logement : les bailleurs ont continué d’être accompagnés avec des outils adaptés (offres extranet, échanges dématérialisés…)
  • Le handicap : des expérimentations avec la Mdph destinées à la mise en œuvre d’échanges dématérialisés dans le cadre de la refonte des systèmes d’information ». 

Quelles ont été vos priorités sur les 6 territoires d’action sociale ?

G. L. : « De prime abord, il me paraît essentiel de souligner qu’en 2020, ce sont près de 113 millions d’euros qui ont été versés dans le cadre de l’action sociale.

Rappelons aussi que nous apportons un soutien financier aux gestionnaires de structures : en investissement et en fonctionnement.

Les investissements concernent la création d’équipements destinés aux familles (Eaje, Ram, Alsh …) et les fonctionnements permettent la bonne gestion de ces structures et leur pérennité.

L’année 2020 nous a permis de démontrer une nouvelle fois notre forte implication dans le soutien aux partenaires dont les structures ne fonctionnaient pas ou plus pendant les confinements. Des dispositions exceptionnelles, tant par le Gouvernement, que par la Cnaf, ont permis, au fil des mois, de rétablir un juste équilibre dans la gestion des équipements et dans les réponses apportées aux familles ».

2 500 familles monoparentales contactées par les travailleurs sociaux
1,3 million d’euros attribué à titre d’aides alimentaires
Plus de 15 millions d’euros d’aides exceptionnelles pour les Eaje
Plus de 11 000 masques transparents livrés à 335 lieux d’accueil du jeune enfant

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