Un employeur responsable, un service public mobilisé et solidaire

Aucune rupture des droits, une attention particulière pour les allocataires les plus vulnérables et des relations toujours étroites avec vous, nos partenaires ! Nous avons traversé cette crise sanitaire avec énergie et pragmatisme tout en maintenant un service public de qualité.

Nous vous proposons de découvrir l’organisation déployée.

Rencontre avec Marc le Floc’h, directeur adjoint

Comment la Caf s’est-elle organisée ?

« La Caf a agi dès les premières annonces de fermeture des écoles afin de maintenir ses offres de service dans leur intégralité. En premier lieu les activités névralgiques, comme le paiement des prestations aux allocataires et la gestion des situations d’urgence puis, progressivement l’

Nous avons aussitôt mis en place une cellule de crise qui s’est réunie chaque jour pendant les 3 premières semaines de cette crise inédite, pour faire face aux moments les plus aigus, puis à raison de deux fois par semaine une fois notre organisation stabilisée. Cette cellule est toujours active et elle le sera encore probablement jusqu’à la fin de l’année. Nous nous préparons à cohabiter avec le virus sur un temps plus long que nous le pensions initialement.

Nous avions deux priorités : protéger nos collaborateurs et assurer notre mission de service public sans aucune rupture de droits ni pour les 230 000 allocataires ni pour nos partenaires ».

Le télétravail a été déployé très vite, dans quelles conditions ?

« En effet, et malgré des conditions très dégradées, nous avons équipé en quelques jours près de 80% des collaborateurs pour qu’ils puissent travailler de chez eux. C’était une situation que nous n’avions jamais rencontrée, même si le télétravail se pratiquait largement déjà à la Caf. L’immense majorité des agents a démontré par son engagement et sa volonté, que notre métier avait un sens, celui du service public.

Je me dois de préciser que notre personnel est majoritairement composé de familles avec enfants. Nos collaborateurs se sont organisés, ont concilié avec leurs contraintes personnelles pour pouvoir travailler. Parfois en horaires décalés, parfois pendant la sieste des plus jeunes…mais avec toujours le sens du service aux familles essonniennes. Cette relation à l’entreprise s’est basée sur la confiance et l’essence de notre métier ! J’en profite pour les remercier de cet effort sans précédent au service de tous et qui illustre bien notre valeur cardinale : la solidarité ».

 

Vous avez dû fermer les accueils physiques pendant le confinement, comment avez-vous géré les relations avec les allocataires et les partenaires ?

« En effet, les consignes sanitaires des pouvoirs publics nous ont conduit, dans un premier temps, à limiter les contacts physiques avec les allocataires.  La dématérialisation, déjà initiée depuis plusieurs années, a alors démontré toute son utilité. Elle a été plébiscitée par les allocataires puisqu’elle a été largement utilisée.

Nous avons fait le maximum pour que ces échanges dématérialisés soient faciles et accessibles à tous.

Nous avons créé une adresse mail dédiée pour ceux qui, en temps normal, nous auraient apportés un document, afin qu’ils puissent nous transmettre facilement les pièces nécessaires.

Ensuite, la simplification administrative a parfaitement fonctionné, avec des règles dérogatoires adoptées (ex : durée de validité des titres de séjour allongée, dispense de signature des documents, report des droits antérieurs…) Une simplification portée par la Cnaf qui permet, en local, de ne laisser personne sur le bord du chemin en évitant notamment les ruptures de droit.

Enfin, les trois plates-formes téléphoniques ont permis à ceux qui en ressentaient le besoin de nous joindre. Elles sont la première porte d’entrée, avec les mails, pour nous contacter.

Il en a été de même pour les partenaires qui ont pu continuer de garder un lien avec nos services et bénéficier ainsi des subventions habituelles sans le moindre arrêt ».

Comment allez-vous gérer le déconfinement ?

« Nous allons devoir vivre certainement encore plusieurs mois avec cette pandémie. C’est aussi l’occasion de penser à d’autres modes de fonctionnement.

Une réouverture progressive des espaces est prévue dans le respect des règles sanitaires et des gestes barrières. En attendant, nous allons proposer des entretiens sur rendez-vous uniquement pour les cas complexes.

Afin de lutter contre la précarité numérique, nous allons proposerons un accompagnement à distance pour les allocataires les moins à l’aise avec les outils numériques pour naviguer sur le caf.fr en toute autonomie ».

La Caf a rempli toutes ses missions tant pour les prestations que pour l’action sociale. Comment vous êtes-vous organisé ?

« Pour les prestations, la forte mobilisation des agents a porté ses fruits, personne n’est resté sans versement de prestations.

Pour l’action sociale, qui concerne les plus vulnérables, les travailleurs sociaux ont aussi travaillé sans relâche. Ils ont téléphoné à plus de 2 000 foyers : les personnes que nous accompagnons en temps normal et toutes celles envoyées par nos partenaires, les Mds, les Ccas, les associations …

Nous avons aussi distribué des aides alimentaires aux plus démunis, car la crise est aussi alimentaire ! Nous allons offrir, toujours en lien étroit avec nos partenaires, des « paniers solidaires » de fruits et légumes. Nous soutenons ainsi l’agriculture locale et favorisons les circuits courts ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *